MÉDITATION

UN ART DE VIVRE


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Dans ce monde en crise, il est évident que l'avoir, la quantité, la productivité ne peuvent répondre à notre attente profonde.
Nous avons besoin de développer un art de vivre fondé sur la qualité pour nous réapproprier notre existence, en mettant en valeur la beauté, l'harmonie, le temps de vivre...
Nous avons besoin d'investir et valoriser la vie intérieure synonyme de qualité dans notre existence.
La méditation et la relaxation sont des clés pour accéder à cet art de vivre maintenant, sans attendre que les conditions soient différentes...


Pendant ces deux jours nous pourrons
- Nous détendre
- Découvrir une qualité d'être qui actualise l'art de vivre.
- Comprendre le sens de la pratique
- Poser des questions et partager des réponses


Pour cette aventure intérieure, nous partirons de là où nous en sommes avec les outils disponibles immédiatement :
L'attention et la conscience du corps portes ouvertes sur la conscience de soi.

Formés initialement (dans les années 80) à la pratique et l'enseignement de la relaxation et du yoga, nous pratiquons depuis de nombreuses années et animons régulièrement des stages d'initiation à la méditation.

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Textes de méditations

  • ORIENTE AU CENTRE D'UN CERCLE (l’écliptique)
  • AU CENTRE DE L'ESPACE
  • CELA QUI EST
  • L’EVOLUTION, L'UNIVERS, l’ENERGIE UNIVERSELLE et l’HUMANITE...
  • ETRE SOI
  • Je dédie tous les bienfaits de ces méditations au bonheur et à la paix de tous les êtres peuplant l’univers.

    ORIENTE AU CENTRE D'UN CERCLE (l’écliptique)

    J’ai reçu un corps humain posé sur terre, uni à la terre, au centre de l’univers, soumis à la gravité, érigé dans la verticalité, orienté dans l’espace. Cette orientation symbolise parfaitement les conditions d’expérience de l’humanité unie dans sa destinée à la terre.
    Posé là, mon expérience est l’immobilité de mon corps et de la terre. J’oriente la face avant de mon corps vers le Sud, l’avant c’est le monde visible, tourné vers le Sud je peux sans bouger observer la course de l’astre du jour. Celui qui fait le jour, donne à voir le visible, objective. Ma gauche devient l’Est, ma droite devient l’ouest, l’espace derrière le Nord.
    Là je vois à l’aube apparaître à l’Est le soleil. Il monte dans le ciel jusqu’au zénith au Sud devant en haut, puis redescend vers l’Ouest où il disparaît laissant derrière lui la nuit. Le voyant réapparaître ensuite à l’Est, j’imagine qu’il a parcouru, pendant la nuit, un autre demi cercle, invisible celui-là, passant à minuit par le Nord, en bas derrière.
    Me voilà situé au centre d’une croix et d’un cercle. Ce cercle parcouru en 24 heures par le soleil, c’est l’écliptique sur laquelle on observe le passage de toutes les planètes et des signes du zodiaque.
    Ce cercle est constitué d’une moitié visible et d’une autre invisible, reflétant ainsi l’expérience que je fais ici et maintenant où la moitié de ma réalité se trouve dans le visible et l’autre dans l’invisible.
    Ici au centre je porte mon attention sur cet espace invisible. Dans une attitude de pure réceptivité, d’écoute, sans chercher. Je ne suis pas dans les apparences mais dans l’essence. De là, j’ouvre les yeux et accueille le visible, formes, couleurs, lumière...


    AU CENTRE DE L'ESPACE

    Vous trouvez maintenant la sensation de votre corps posé sur le siège. Sentez le contact, l’appui. Sentez le contact des pieds sur le sol. Ces sensations sont une opportunité de prendre conscience de la force de gravité. Sentez : c’est une énergie, un fluide, qui exerce son action en permanence sur notre corps. C’est une constante de cette vie dans le corps, sur Terre, dans l’univers. On ne peut y échapper. Cela tire, appelle, plaque le corps à la terre. C’est comme un appel de la terre.
    Et, de fait, ce corps lui appartient.
    La force de gravité nous signifie cette vérité. La terre nous appelle, nous demande de lui confier ce corps, ce poids. Alors, d’accord, nous le lui rendons. Nous abandonnons ce corps.
    Nous n’avons pas à le porter, c’est elle qui porte. Il n’est effectivement qu’un lieu de passage que nous devrons abandonner, alors pourquoi pas maintenant, pourquoi se charger de cet inutile fardeau. Nous disons oui. OK. D’accord à cette force de gravité et laissons notre corps être porté par la terre, s’unir à elle.

    Dans cet abandon à la force de gravité le corps reçoit un appui ferme, puissant et stable. C’est cet appui qui va lui permettre de s’ériger dans la verticalité.
    Vous percevez maintenant cet espace de verticalité, cet appui bien matériel là en bas, et cet élan vers le sommet du crâne et au delà vers le ciel, l’immatériel. Le corps vivant, animé, conscient, est cet espace de verticalité qui est lien entre terre et ciel, entre bas et haut, rencontre intime entre esprit et matière. Le corps sans esprit n’est que cadavre et terre, l’esprit sans le corps n’est rien que rêve, puissance sans objet. Ce lieu de rencontre est intéressant. Il offre l’opportunité unique et précieuse de la conscience du centre. Verticalité, lieu de solitude entre terre et ciel. Où je suis personne d’autre ne peut être, je suis le seul à pouvoir faire cette expérience de cette place unique que j’occupe, ce serait dommage de ne pas en profiter.
    Depuis la verticale que j’occupe je prends conscience de l’horizontale, à travers la perception de l’espace droite/gauche. Là je rencontre d’autres verticales. Dans l’horizontale je rencontre l’humanité. Au centre, les bras écartés, alignés à la hauteur des épaules dans l’attitude d’embrassade, se rencontrent l’horizontale et la verticale. Cette rencontre a lieu au centre de la poitrine espace symbolique du cœur.
    A la croisée des chemins, je suis, le crucifié, orienté dans l’espace de manière permanente. Partout je transporte cette orientation, cette croix, la droite toujours à droite, la gauche toujours à gauche.
    Cette orientation me donne accès à la conscience de l’axe derrière devant au centre duquel je me trouve. Cet axe est lien entre horizontale et verticale, il inclue les deux. Je prends conscience de l’espace derrière. Il constitue un peu plus de la moitié de mon champ d’expérience. Accessible seulement par une écoute sensible, réceptive, intérieure, intime... Cet espace est à jamais invisible. Symbole de la nuit, du passé (ce qui est passé), de la mémoire, espace subjectif. C’est là d’où je viens, ma source, mon origine.
    Je reçois le mystère qui reste cependant entier...

    C’est de là que j’émerge dans le visible. L’espace du devant, le jour, objectif, le monde visible. C’est l’avenir (ce qui vient) ce qui m’est offert à quoi je m’ouvre, et qui passe, me traverse, devient passé... Je suis au centre entre visible et invisible, trait d’union, lieu de passage de l’un à l’autre, de l’invisible au visible, du visible à l’invisible...

    Entre derrière et devant, entre hier et demain, entre avant et après, entre droite et gauche, entre moi et les autres, entre bas et haut, telle est la situation que révèle mon corps et la conscience qu’il me propose d’embrasser au coeur du temps et de l’espace, ici et maintenant, nulle part ailleurs et en aucun autre moment. De cette situation je ne peux m’échapper, c’est la croix qui montre le centre.


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    CELA QUI EST

    Je retrouve ma présence physique immobile et silencieuse, ce corps humain symbole de ma présence ici et maintenant. Posé sur le sol. Animé par le souffle de vie.
    Mes yeux se sont fermés : J’ai quitté le monde des apparences, du paraître ; j’intègre le monde de l’être, au delà des apparences.
    Là, je suis dans ma solitude, où personne ne peut être à ma place. Ici est un lieu de paix et de sécurité inaccessible à autrui depuis l’extérieur.
    Ma conscience s’élargit et intègre l’espace à l’infini. Ici, dans le monde intérieur, je ne peux percevoir aucune limite à ce que je suis. Là je perçois mon corps au centre de l’espace/temps. Je ne suis pas dans le corps il est en moi... Mon attention se porte sur ce qui de moi n’est pas visible, n’est pas dans le monde.
    Ce qui de moi ne se voit pas dans le miroir. Cela qui voit ce qui est dans le miroir comme partie infime de soi. Cela qui n’étant pas mon apparence est de l’ordre de l’essence. Qui jamais ne sera totalement manifesté, que je sais être moi plus que moi-même, invisible pour les autres.

    Cela que je ne peux contacter qu’en portant mon attention vers l’intérieur et qui n’est là que pour moi seul, accessible en chacun seulement pour soi-même. Cela qui est présence intime. Cette présence intime et invisible est la source de mon existence et de toute existence. Elle se tient “derrière” tout ce qui se voit et est la source unique...

    Cela qui est indicible mystère...

    Cet espace est le silence qui accueille tous les sons, le vide qui accueille toutes les formes.
    Au sein de cet espace je retrouve mon corps comme une porte étroite ouvrant sur l’infini, ce corps est sanctuaire, au cœur du sanctuaire : le Saint des Saints, le sanctuaire du sanctuaire, le cœur du cœur.
    L’expérience humaine est un pèlerinage vers le centre.



    L’EVOLUTION, L'UNIVERS, l’ENERGIE UNIVERSELLE et l’HUMANITE...

    Installé confortablement, j’abandonne mon corps à l’effet de la force de gravité. Je l’abandonne à la terre qui porte, nourrit et protège comme une mère. Je suis conscient de mon corps, il est intégré à la conscience. La conscience s’élargit progressivement. J’ai maintenant conscience de l’espace dans lequel il se situe, cette pièce, cette maison, je le perd de vue. J’ai conscience de l’environnement immédiat puis plus lointain. La région. La nation. Le continent. J’intègre maintenant la dimension planétaire. La terre tourne autour du soleil avec toutes les autre planètes du système, je prends conscience du système solaire. Il évolue dans la voie lactée j’intègre la dimension galactique. La galaxie évolue au sein d’un amas galactique qui évolue au sein d’un super amas. J’atteins la dimension universelle.

    Je rejoins l’espace/temps du big bang, lumière et chaleur. Je perçois le mouvement apparemment infini d’expansion de l’univers depuis le big bang. Le mouvement de l’évolution se déroule en ce moment. Les particules élémentaires s’associent jusqu’à l’extrême complexité, donnent naissance à des étoiles, puis à des systèmes avec des planètes.

    Sur certaines planètes se constitue une atmosphère, la vie devient possible, l’eau, les amibes, la multiplication cellulaire, la végétation, la vie aquatique, la sortie de l’eau, les animaux à quatre pattes, certains se redressent, intègrent la verticalité, puis l’usage des mains, l’intelligence et le langage. L’histoire de l’humanité commence au sein de celle plus grande de la vie sur terre, au sein de celle plus grande de l’évolution universelle. Nous sommes l’aboutissement improbable de cette évolution en marche depuis des millions d’années.

    Notre petite histoire prend place dans cette grande histoire. Qui peut croire qu’elle s’arrête là et que le processus est abouti? Porteur chacun de toute la mémoire de cette évolution, ne sachant pas où nous conduit cette énergie évolutive ne pouvons nous pas nous laisser guider, enfants de l’univers, engendrés par lui, abandonnés en toute confiance à cette énergie qui a généré toute la création...

    L’énergie est en mouvement dans l’univers, elle crée et fait se déplacer les galaxies, les étoiles et les planètes. Elle fait tourner la terre sur elle-même et autour du soleil. Elle met en mouvement les océans et les airs, elle est dans chaque brin d’herbe, dans l’arbre et le chant des oiseaux. Cette énergie est présente, vibrante, elle donne vie à mon corps, fait battre ce cœur et fonctionner la forge de mon souffle. Elle est en moi, je suis en elle, c’est la même vie partout qui palpite qui m’habite et que j’habite. Nous sommes tous en elle, passagers de la destinée, dans le grand courant de l’évolution universelle, qui nous porte et nous transporte dans l’éternité.

    ETRE SOI

    Ce texte est une sorte de manifeste qui met en évidence l’analogie entre les fondements de l’astrologie et l’expérience que nous faisons d’un corps humain, cela parle de l’homme dans l’univers, de l’homme construit à l’image de Dieu. Nous donnions ce polycopié aux personnes qui assistaient aux stages “Etre soi” que nous animions dans les années 90, au cours duquel nous faisions un travail de méditation et d’interprétation du thème des participants. Il m’ a semblé intéressant de laisser l’introduction qui situe l’intervention.

    Au cours de ce week-end consacré au stage “être soi", nous avons pu recevoir un message que nous adresse, à chacun individuellement, et pour chacun spécifiquement, le Ciel.

    Il semble quand nous repensons à ce temps d'écoute, que cette parole délivrée par Shanti est vraiment l'essentiel de ce que nous avons reçu pendant ce week-end. Elle nous a vraiment parlé de nous-même, dans ce que nous avons de plus intime, nous touchant dans notre profondeur, et nous révélant ce que nous savions peut-être déjà plus ou moins confusément, ou bien pressentions.

    Sans conteste, une espèce de confiance se réveille en nous, et nous avons l'impression que sont mis en valeur des aspects de notre individualité qui nous sont secrètement chers mais que nous n'osons pas toujours mettre au monde.

    Chaque chose, chaque situation prend sa place dans la globalité de notre existence, sur le chemin de réalisation de notre destinée, dans la globalité de l'histoire de l'humanité, dans la globalité de l'Univers tout entier dont nous sommes chacun partie et témoin.

    C'est de cela que j'aimerais vous parler en cet instant. Entre chaque interprétation de nos thèmes, nous avons pratiqué des exercices de yoga et de relaxation. Ils ont pour nous au moins deux raisons d'être au sein de ce stage,

    La première étant le bienfait immédiat de la détente, du repos, du calme que proposent ces temps de pratique. Nous serions tous très vite fatigués s'ils n'étaient pas là, et aurions plus de mal à maintenir notre attention centrée sur ce qui se passe pendant ce week-end. Ils nous aident à mieux profiter de ce qui se vit, nous rendent un peu plus réceptif, et facilitent l'intégration sur le moment. C'est globalement au service de la qualité de la vie, de la qualité de présence.

    La deuxième raison qui nous motive dans cette pratique tient au fait que ces exercices sont centrés sur le corps et sur l'expérience individuelle que nous avons à travers lui. Or, de bien des points de vue, l'expérience du corps nous révèle et nous évoque notre relation avec le reste du monde, les autres et l'Univers tout entier. Nous avons en effet l'opportunité à travers cette expérience de découvrir notre appartenance à l'Univers, d'en devenir plus conscients, et ce faisant, d'être de plus en plus en accord avec notre destinée, notre Dharma, notre raison d'être ici et maintenant, d'actualiser le projet du ciel pour nous, de recevoir les dons qui nous sont offerts pour l'accomplissement de notre existence.


    La terre - le corps - la gravité

    Tout d'abord la détente, c'est l'alpha, le grand 1, bref le commencement. De quelque manière qu'on l'obtienne, que ce soit en pratiquant la relaxation, une activité artistique, du sport, que sais-je encore?.... Elle est une première étape possible de prise de conscience.

    Nous sommes ici sur Terre, c'est un fait incontournable, donc posons-nous là, acceptons cette situation et expérimentons la. D'autant que la Terre nous aide pour cela, avec la force de gravité qu'elle exerce en permanence sur notre corps. Ecoutons cet appel, acceptons cette proposition qui nous est faite en permanence et donnons ce corps à la Terre qui l'appelle, nous cessons de résister, de vouloir nous échapper de cette étreinte, et lâchons tout dans cette direction indiquée : vers le bas.

    Nous expérimentons la fermeté du soutien (c'est une grande force qui nous est donnée, voir la verticalité), c'est une opportunité de lâcher le corps en sachant qu'il est reçu, donc en sécurité, il est porté par cette grande boule qui voyage dans l'espace de la galaxie, elle protège, nourrit, soutient, permet la vie grâce à sa biosphère, c'est une force énorme par rapport à notre corps, force dont il bénéficie, de plus elle est un lien entre tous les humains qui la partagent (sur la même galère), comme l'est le corps (même galère, communauté d'expérience). L'abandon du corps s'accomplit donc dans la confiance, c'est un acte de confiance (confier), en la Terre qui porte.

    Le corps n'est plus un objet d'inconfort, une entrave, il se relâche et devient lieu de bien-être, espace de confort où la vie plus que possible peut devenir agréable.

    La conscience devient plus libre, mais ce n'est pas le moment de partir, nous sommes bel et bien incarnés, et c'est le corps qui est centre de cette expérience.

    Nous pouvons dire que le cadre de l'expérience est maintenant posé, déterminé. Cette existence débute par la mise au monde de notre corps (avec ce qu'il porte : âme, individualité, esprit...) sur la Terre, c'est un trait commun à tous les individus humains.

    De même que la Terre est d'un point de vue objectif le centre de l'Univers que nous pouvons observer, le corps lieu de notre existence est le centre du monde dans lequel nous vivons, c'est à partir de là que nous évoluons.

    L'acceptation de la gravité, qui se traduit par une détente profonde, signifie une première acceptation des conditions de l'incarnation, soumission à la contrainte d'un corps, son poids, ses limites, ses exigences ; mais en même temps, libération (=relaxation), ce poids ne nous appartient pas, la Terre le porte, si nous décidons de le porter nous-mêmes, peut-être nous encombrons-nous et nous fatiguons-nous inutilement ? Nous pouvons décider de prendre appui et de nous reposer le plus possible.

    Etre sur Terre et l'accepter comme tel, c'est aussi l'opportunité de prendre conscience d'une appartenance, d'un partage d'une même expérience, appartenance à l'humanité toute entière, sur la même planète et plus loin à l'Univers.

    Avoir un corps, c'est une aventure, c'est la même qu'être sur Terre. Mais qui a ce corps ?

    Pouvant abandonner ce corps, nous nous apercevons qu'il n'est pas le sujet, il peut même être l'objet de nos soins, de notre observation, de notre douleur, de notre attention... Certes, c'est lui qui manifeste notre présence ici bas, et nous ne pouvons lui échapper (qu'à la mort!), mais il vient de nous révéler une nature d'être essentielle qui n'est pas matière mais qui est là en même temps et au même endroit, cette conscience centrale...


    Le corps - le témoin - ici et maintenant

    Le corps est ici et maintenant, c'est indéniable. Nous pouvons penser demain et hier, ailleurs, nous inquiéter pour l'avenir, regretter le passé, nous souvenir et nous projeter, oublier complètement ce présent et ce corps.

    Dans l'acte conscient de détente qui s'est accompli précédemment, nous nous sommes recentrés vers notre corps, nous l'avons confié à la Terre et sommes devenus conscients de lui.

    Il est en vie ou la vie est en lui, c'est sûr, d'ailleurs ça respire, ce mouvement de la respiration est là en permanence et se régule constamment selon les activités.

    Maintenant nous sommes détendus, un certain calme s'est installé, nous prenons conscience de cette respiration, de ce souffle qui va et vient, nous l'écoutons, silencieusement, attentivement, intérieurement... La présence se révèle, le corps est là détendu, ça respire et nous sommes conscients de tout cela... Nous pouvons l'observer, nous en sommes le témoin.

    Le témoin est ce centre de l'expérience, libre du corps, qui traverse l'existence de la naissance à la mort, qui traverse la mort elle-même ?...

    Ce témoin est une expérience du présent, il est ici et maintenant au coeur de l'instant. Conscience d'être qui nous révèle un espace de confiance en Soi, une dimension d'existence qui nous relie encore à tous les autres humains et à l'Univers : l'Etre, l'éternel présent. Cette présence est celle qui est au centre du thème, qui l'anime, qui traverse toute la vie.

    Cette expérience a commencé dans le corps, c'est là même qu'elle se poursuit...
    C'est là que nous prenons conscience d'être dans la vie.
    C'est là que nous prenons conscience que la vie est en nous.
    Cette même vie qui est présente partout autour de nous.

    Ici et maintenant est le seul lieu et le seul moment réels où tout s'accomplit et où tout est accompli, rien de plus n'est nécessaire, toutes les conditions sont réunies pour la croissance et l'évolution ultérieures qui viennent en leur temps. Ici et maintenant est un centre, lieu de notre existence que nous pouvons tous partager, là s'accomplissent la détente et la conscience d'être, le yoga, la méditation, le lâcher-prise, cheminement et but du chemin, tout se rejoint au centre qui contient tous les potentiels, tous les possibles, dans un espace de réceptivité, là nous recevons la vie comme nous l'avons reçue et la recevrons.

    Le thème de naissance est cet espace ici et maintenant pour chacun d'entre nous, nous l'actualisons en permanence, et chaque instant est le meilleur possible duquel nous pouvons nous réjouir, nous contenter et que nous pouvons apprécier.

    Dans cet Univers, chaque chose est à sa place, et a sa fonction, sa raison d'être (même inutile), il y existe un ordre qui préside à tous les mouvements, une harmonie de tous les instants. Nous pouvons être conscients d'être à notre place, c'est là, ici et maintenant, nous y sommes, même quand nous nous déplaçons, quoi que nous fassions, nous sommes là, un centre, et participons à la danse de l'Univers, nous pouvons en être conscients ou non, l'accepter ou le refuser, c'est.

    Voilà donc située l'importance du lâcher-prise et de la conscience comme étant deux expériences fondamentales du cheminement humain.

    - Lâcher-prise dans l'acte symbolique de donner tout le poids, ce qui est lourd, qui pèse, à la Terre, c'est une expérience de confiance totale en l'existence, expérience qui n'est possible qu'au coeur de l'instant et dans la reconnaissance de l'instant comme étant le seul refuge, au-delà des désirs, de la volonté d'ailleurs et d'autrement... Mais gare à l'endormissement! - Conscience dans le maintien de la vigilance, libéré du poids, la nature de l'être se révèle, une dimension d'être au-delà des mots et de la forme, simple présence immense et ineffable, silencieuse et paisible : le Soi, confiance en Soi qui accueille et dépasse tous les tourments et les dissout dans l'éternité.


    Le corps- le centre - l'espace - la verticalité

    Dans sa course autour du Soleil la Terre navigue dans l'espace, nous sommes entourés d'espace, de notre point de vue, la Terre est le centre de l'Univers (c'est le soleil qui tourne autour!...), de notre point de vue, nous sommes le centre du monde, c'est le point de départ, l'égocentrisme est une étape de croissance nécessaire, c'est une réalité. Nous apprenons ensuite qu'il y a d'autres centres, qui de ce fait ont chacun leur point de vue, jamais nous ne serons au même endroit au même moment, communauté d'humains uniques, l'unicité pourrait même être la communauté d'expérience!...

    La référence qui permet d'établir le thème de naissance, est le lieu et le moment de la naissance, la rencontre du temps et de l'espace focalisée en un point qui est ce corps qui reçoit le premier inspir. Le dernier expir sera la fin de cet espace-temps d'une existence humaine. La respiration nous donne la mesure de ce temps qui passe.

    Dans l'horizontale, l'espace est ce que nous partageons (par la respiration au moins) avec nos congénères et tout ce qui est vivant ici ; dans la verticale cet espace nous différencie, c'est un lieu de solitude (nous sommes seuls là où nous sommes personne ne peut y être en même temps physiquement), lieu de retraite, de responsabilité, cet espace nous relie avec nos racines et notre floraison, entre terre et ciel, matière et esprit, espace d'élévation dans la conscience du plus grand qui nous inclue.

    Posé sur la Terre, ayant donné tout le poids, nous pouvons réellement prendre appui ; sans appui, pas de verticalité, sans fondation bien assise rien ne s'élève bien haut. Prendre appui, c'est recevoir en retour une force dans la direction opposée, proportionnelle à la force d'appui (la spiritualité se vit au coeur de l'incarnation). Cette force est celle qui nous permet de nous ériger dans la verticalité et de manifester ce lien entre Ciel et Terre que nous sommes en réalité. Cette verticalité est le seul moyen "d'échapper" à la gravité (mais notons qu'il a déjà fallu donner tout à la terre pour prendre appui) et dans la fermeté de s'élever vers cette lumière qui nous appelle comme elle appelle l'épanouissement de la fleur qui a pris racine dans la Terre, y puisant sa force de croissance malgré vents et tempêtes pour enfin offrir son coeur rayonnant au coeur rayonnant d'un soleil lumineux et chaleureux, et répandre son parfum dans l'air, habitant l'espace alentour dans l'horizontalité.

    Verticalité - Axe : le centre de l'espace. Notre corps est marqué par la croix, croix qui l'oriente dans l'espace. Il a une droite, une gauche, un devant un derrière, tournons nous de toutes les manières, nous n'y pourront rien changer, difficile de perdre le Nord!! Dès que nous parlons d'orientation (ce qui permet de trouver le sens) et des quatre directions, nous parlons d'un centre. Le corps est bel et bien le centre de notre espace de vie et le manifeste (ou bien le centre de notre vie se trouve là où est notre corps), il est symbole (dont la fonction est de faire le lien entre le monde visible et l'invisible, le haut et le bas) et porte les caractéristiques de la manifestation. Il y a devant l'espace de réalisation, du conscient, du jour, de la vie extérieure, de l'avenir (à venir) ; derrière, l'espace de la vie intérieure, de la nuit, de l'inconnu, de l'inconscient, du passé. Dessous les racines, en haut la floraison, la droite et la gauche manifestent l'horizontale et la participation au monde de la relation où l'on rencontre les autres... Cette participation à tout cet espace environnant nous évoque l'image d'une sphère de vie à partir de laquelle nous expérimentons toutes les directions qui s'interpénètrent, cette sphère nous renvoie au centre, origine qui donne sens à tout ce rayonnement.

    Là, nous nous tenons avec notre corps, centre du temps de vie incarnée, entre avant et après, entre hier et demain.

    Le corps vivant et animé est le centre spatio-temporel de notre existence incarnée. Au milieu du temps, au milieu de l'espace, ici et maintenant, lieu de l'unité fondamentale.

    Le thème de naissance est la représentation d'un ici et maintenant au lieu et à l'heure précis de la naissance d'un individu, cet ici et maintenant immuable, est accompli et est à réaliser à travers l'existence incarnée, il doit se confronter à la multiplicité des expériences terrestres, afin de trouver son plus grand pouvoir d'inclusivité possible, c'est à dire de ramener à l'unité la plus grande diversité apparente, intégrer la dualité, la ramener à l'Un, le Soi.

    Le corps est le repère (dans les deux sens, refuge et orientation), il porte la notion d'intérieur et d'extérieur, comme une maison, qui lorsqu'elle devient sacrée s'appelle même un temple, il suffit effectivement de fermer les portes des sens pour se retrouver dans l'espace intérieur, lieu de recueillement, de ressourcement où l'âme est vivante, où l'on a une perception plus subtile de l'être et de la vie.

    Le corps est une croix, dans tous les sens du terme, y compris dans le sens chrétien (en dédramatisant peut-être un peu ?!...), cette croix avec une verticale plus importante, véritable canal, lien entre le haut et le bas, qui montre un centre, le centre de l'espace, rencontre de l'horizontale et de la verticale au centre du coeur, centre du présent entre derrière et devant, le passé et l'avenir.

    La croix est symbole d'acceptation de l'incarnation, les pieds plongés dans la Terre, dressant sa digne verticalité seule et responsable, vigilante et intègre devant Dieu, recevant le monde horizontal en son coeur les bras ouverts, vivante au coeur du présent, cette posture ne peut être conservée sans une détente profonde et offre l'ouverture du coeur.

    Le corps est en vie, c'est la manifestation de l'esprit (la vie, le vivant, l'énergie...) que nous pouvons constater, ressentir, apprécier, il nous permet de nous réjouir d'être en vie maintenant, et de célébrer dans une joyeuse danse l'éclat de l'instant. Symbole de l'esprit et de la matière en Un seul et Unique, où l'âme s'épanouit.

    Etre soi

    Au bout de la relaxation, dans la confiance totale en l'instant,
    surgit l'être dans sa plénitude,
    révélé par l'abandon au courant de la vie, du vivant,
    c'est un nuage de douceur, de tendresse,
    une caresse qui envahit toute l'épaisseur du corps
    habité de l'âme sensible, perceptible,
    vibrante de grâce et de reconnaissance
    au don qu'elle reçoit enfin.
    Chaque souffle qui va et qui vient devient une extase lumineuse,
    comme un nectar, il coule en nous
    et transforme la totalité de notre être
    en un chant de célébration à la création
    à laquelle il appartient.

    L'énergie de Vie et d'Amour
    coule en nous en permanence comme un torrent,
    tantôt calme, tantôt rapide,
    en chuchotement ou en cascade,
    elle déverse ses bienfaits.

    Laisse couler la Vie,
    laisse la t'emporter plus loin,
    toujours plus loin à travers l'inconnu,
    vers l'accomplissement inéluctable,
    réceptacle et canal,
    rien ne t'appartient, tu es passager de la destinée...


    Je dédie tous les bienfaits de ces méditations au bonheur et à la paix de tous les êtres peuplant l’univers.

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